
{"id":348,"date":"2019-08-15T14:42:49","date_gmt":"2019-08-15T14:42:49","guid":{"rendered":"http:\/\/aupaysdessoucis.fr\/?p=348"},"modified":"2020-03-23T17:52:54","modified_gmt":"2020-03-23T17:52:54","slug":"il-etait-une-fois-a-hollywood","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aupaysdessoucis.fr\/?p=348","title":{"rendered":"Il \u00e9tait une fois, \u00e0 Hollywood&#8230;"},"content":{"rendered":"<h2><strong>Il \u00e9tait une fois, \u00e0 Hollywood&#8230;<\/strong><\/h2>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-349 aligncenter\" src=\"http:\/\/aupaysdessoucis.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/Once-Upon-a-Time-in-Hollywood-banner-750-300x114.jpg\" alt=\"\" width=\"816\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/aupaysdessoucis.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/Once-Upon-a-Time-in-Hollywood-banner-750-300x114.jpg 300w, https:\/\/aupaysdessoucis.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/Once-Upon-a-Time-in-Hollywood-banner-750.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 816px) 100vw, 816px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Nous sommes en 1969<\/strong>, date charni\u00e8re aux \u00c9tats-Unis, notamment dans le monde du cin\u00e9ma Hollywoodien. <strong>Hollywood<\/strong> vit en effet\u00a0les derni\u00e8res ann\u00e9e de son \u00e2ge d&#8217;or et s&#8217;appr\u00eate \u00e0 connaitre un bouleversement, au carrefour des ann\u00e9es 70. <strong>Rick<\/strong> <strong>Dalton<\/strong>, un acteur \u00e0 la carri\u00e8re qui s&#8217;essouffle, et\u00a0sa doublure, cascadeur, super-ami (<em>he tries<\/em>) et homme \u00e0 tout faire <strong>Cliff<\/strong>\u00a0tentent de poursuivre\u00a0leurs carri\u00e8res malgr\u00e9 une industrie du cin\u00e9ma d\u00e9j\u00e0 en mutation. Rick se trouve d&#8217;ailleurs officiellement &#8220;has-been&#8221; et ne cesse de remettre ses talents\u00a0et son potentiel de com\u00e9dien en question.<\/p>\n<p>Pendant deux bonnes heures, nous suivons la vie quotidienne de ces deux hommes, entre tournages et\u00a0d\u00e9ambulations en voiture dans un Los Angeles \u00e9blouissant. Et puis, il y a les nouveaux voisins de Rick, <strong>Polanski<\/strong> et son amie <strong>Sharon Tate<\/strong>.\u00a0S&#8217;ils\u00a0ne font que s&#8217;entrecroiser, ils se rencontreront finalement deux minutes\u00a0avant la fin du film&#8230;<\/p>\n<p>Mais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de tout ce beau monde dor\u00e9, certes parfois impitoyable mais regorgeant de r\u00eaves, il y a\u00a0celui des marginaux, des hippies s&#8217;opposant justement \u00e0 cette soci\u00e9t\u00e9 de loisirs et de consommation.<\/p>\n<p>Le d\u00e9cor est plant\u00e9, on se souvient qu&#8217;on est venu\u00a0voir un film de Quentin Tarentino, on\u00a0attend&#8230; Et ce n&#8217;est qu&#8217;au dernier quart d&#8217;heure (le film dure 2h45) qu&#8217;on se prend cette claque escompt\u00e9e. C&#8217;est tellement attendu (mais il y a quand m\u00eame quelque chose d&#8217;impr\u00e9visible) que \u00e7a en\u00a0devient jouissif !<\/p>\n<p>En fait, c&#8217;est un peu comme si tout au long du film, nous avions eu des morceaux, des \u00e9l\u00e9ments qui nous ont plus ou moins sembl\u00e9 anodins, et que ce n&#8217;est\u00a0qu&#8217;\u00e0 la fin que la coh\u00e9rence du film para\u00eet, que les deux heures (un peu longues parfois) prennent tout leur sens.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Sans en d\u00e9voiler plus, j&#8217;explique ce qui m&#8217;a vraiment plus\u00a0puis ce qui rend mon avis plus confus:<\/strong><\/p>\n<p>Tout d&#8217;abord, la beaut\u00e9 esth\u00e9tique du film. Le cin\u00e9aste s&#8217;est donn\u00e9 les moyens de peindre un Hollywood de la fin des sixties qui, tellement \u00e9clatant, nous semble fictif. Si on aime le vintage, la musique de cette p\u00e9riode (car je suis certaine qu&#8217;au moins 75% de la bande sonore est musicale), alors on appr\u00e9cie d\u00e9j\u00e0 cet effort de r\u00e9alisation stup\u00e9fiant. (avec un budget estim\u00e9 \u00e0 95 millions de dollars!)<\/p>\n<p>C&#8217;est aussi plus largement une\u00a0sorte de mise en abyme, du cin\u00e9ma dans le cin\u00e9ma, la fiction dans une autre fiction. Mais c&#8217;est \u00e9galement une repr\u00e9sentation de cet antagonisme entre la r\u00e9alit\u00e9 de notre monde et l&#8217;univers fictif qu&#8217;est le cin\u00e9ma, et qui semble \u00eatre un sublime \u00e9chappatoire au monde r\u00e9el. Peut-\u00eatre une confidence de la part du r\u00e9alisateur&#8230; D<\/p>\n<p>J&#8217;ai trouv\u00e9 aussi tr\u00e8s pertinent\u00a0la ressemblance au\u00a0conte. Le titre en dit d\u00e9j\u00e0 beaucoup!\u00a0Autre exemple, le personnage de Sharon Tate, bien qu&#8217;il puisse \u00eatre critiqu\u00e9 car ayant trop peu de r\u00e9pliques et de pr\u00e9sence \u00e0 l&#8217;\u00e9cran, est tr\u00e8s int\u00e9ressant.\u00a0La jeune actrice appara\u00eet\u00a0telle une proie, elle semble \u00eatre une princesse, adorable\u00a0et innocente, vivant dans un ch\u00e2teau isol\u00e9 et sur qui la menace p\u00e8se. \u00c0 d\u00e9velopper \u00e9videmment !<\/p>\n<p><em>Of course<\/em>, la performance et l\u2019endurance remarquable des acteurs,\u00a0dont les personnage nous touchent et nous sont attachants d\u00e8s les premi\u00e8res minutes.<\/p>\n<p>Enfin, si j&#8217;ai eu quelques doutes \u00e0 certain moments, dus \u00e0 certaines longueurs, \u00e0 l&#8217;attente que l&#8217;on peut avoir \u00e0 l&#8217;\u00e9gard d&#8217;un film de Tarantino, j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 d&#8217;autant plus secou\u00e9e par le d\u00e9nouement d&#8217;une violence qui me semblait bien loin de ce que le film nous avait d\u00e9j\u00e0 laisser voir. C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cet instant que les morceaux s&#8217;assemblent et qu l&#8217;on comprend la logique. Par ailleurs, l&#8217;intrigue repose sur des faits r\u00e9els, sur l&#8217;assassinat de l&#8217;actrice Sharon Tate\u00a0par des\u00a0hippies embrigad\u00e9s par Charles Manson. La fin n&#8217;est pas conforme \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 mais je n&#8217;en veux pas \u00e0 Tarantino, au contraire! Il nous montre une fois de plus comment le cin\u00e9ma peut embellir la r\u00e9alit\u00e9&#8230;<\/p>\n<p>J&#8217;ai aussi ador\u00e9 les moments de tensions que le spectateur peut percevoir sans qu&#8217;il ne se passe rien. Le film se fait parfois aussi dans notre t\u00eate&#8230; C&#8217;est ce r\u00f4le et ce &#8220;travail&#8221; que\u00a0confie\u00a0le r\u00e9alisateur au spectateur qui me pla\u00eet beaucoup. On fait \u00e0 la fois un effort\u00a0d&#8217;anticipation,\u00a0mais aussi une r\u00e9flexion post\u00e9rieur au visionnage, puisqu&#8217;on comprend et appr\u00e9cie encore plus le film avec un certain recul.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pour les points principaux et positifs de mon retour&#8230;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/media.giphy.com\/media\/6s1hcLp1VQzTSRu7Jl\/giphy.gif\" width=\"228\" height=\"172\" \/><\/p>\n<p>Je ne me sens pas l\u00e9gitime de critiquer un film, surtout d&#8217;auteur comme celui-ci. Je vais donc faire vite sur cette partie.<\/p>\n<p>Je dois avouer avoir l&#8217;impression d&#8217;\u00eatre pass\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de certaines choses. Des r\u00e9f\u00e9rences que je n&#8217;aurais pas\u00a0comprises n&#8217;ayant pas\u00a0une\u00a0connaissance pr\u00e9cise et originelle de la\u00a0culture am\u00e9ricaine, mais aussi une tr\u00e8s approximative notion de l&#8217;affaire Manson. Mais de toute fa\u00e7on, il est \u00e9vident que Tarantino n&#8217;a pas d\u00e9sir\u00e9 donn\u00e9 de visibilit\u00e9 \u00e0 ce sombre personnage et que l&#8217;enjeu du film est\u00a0tout\u00a0autre part.<\/p>\n<p>Et, comme je l&#8217;ai peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 laiss\u00e9 para\u00eetre, il m&#8217;est arriv\u00e9 d&#8217;avoir des doutes, de ressentir des longueurs. Contrairement \u00e0 certains films\u00a0dans lesquels Tarantino\u00a0joue avec l&#8217;attente du spectateur par &#8220;phase&#8221;, avec plusieurs \u00e9pisodes d&#8217;h\u00e9moglobine,\u00a0<span style=\"color: #241010;\"><em>Once upon a time in Hollywood<\/em><\/span> n&#8217;est qu&#8217;une seule et m\u00eame phase qui peut sembler un peu longue par moment.<\/p>\n<p>Enfin, j&#8217;avoue avoir \u00e9t\u00e9 (tr\u00e8s tr\u00e8s) l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9\u00e7ue par la <em>happy end<\/em>, mais cela rejoint finalement ce que j&#8217;ai pu \u00e9voquer plus t\u00f4t \u00e0 propos du conte, ou de la &#8220;magie du cin\u00e9ma&#8221;&#8230;<\/p>\n<p>C&#8217;est un des films de Q.Tarantino qui\u00a0m&#8217;a le plus touch\u00e9, mais je comprend qu&#8217;il puisse diviser les\u00a0connaisseurs\u00a0du r\u00e9alisateur&#8230;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-367 aligncenter\" src=\"http:\/\/aupaysdessoucis.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/once_upon_a_time_affiche-202x300.jpg\" alt=\"\" width=\"326\" height=\"484\" srcset=\"https:\/\/aupaysdessoucis.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/once_upon_a_time_affiche-202x300.jpg 202w, https:\/\/aupaysdessoucis.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/once_upon_a_time_affiche-768x1139.jpg 768w, https:\/\/aupaysdessoucis.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/once_upon_a_time_affiche-691x1024.jpg 691w, https:\/\/aupaysdessoucis.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/once_upon_a_time_affiche-300x445.jpg 300w, https:\/\/aupaysdessoucis.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/once_upon_a_time_affiche.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 326px) 100vw, 326px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il \u00e9tait une fois, \u00e0 Hollywood&#8230; &nbsp; Nous sommes en 1969, date charni\u00e8re aux \u00c9tats-Unis, notamment dans le monde du cin\u00e9ma Hollywoodien. 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